Tarasana, la posture de l’étoile
Tarasana est une posture de flexion avant relativement simple, qui agit sur l’ouverture des hanches, et qui confère une forme d’intériorisation, proche de celle ressentie en Kurmasana, la tortue, mais elle est clairement plus accessible, pour beaucoup de pratiquants, que Kurmasana.
Assis, les jambes devant soi, plier les genoux, de sorte à ramener les plantes des pieds l’une contre l’autre, à quelque distance de soi, de sorte à ce que les jambes forment un losange et que, si l’on fait une flexion avant à partir des hanches, la tête vienne à peu près au-dessus des pieds joints.
On peut alors attraper les pieds.
Pour cela, les avant-bras peuvent passer par-dessus ou par-dessous les jambes.
On reste dans la posture aussi longtemps que souhaité.
Le mot « Tara » signifie en sanskrit « bateau ». La déesse Tara est une des dix « Mahāvidyā », une des dix déesses de la « Grande Sagesse ».
Dans la tradition indienne (différente de la tradition Bouddhiste qui a aussi sa propre Tara), on dit que Tara fait passer l’océan des naissances et des renaissances.
Parfois, elle nourrit Shiva de son propre lait maternel ; et parfois on l’associe au rite de la crémation.
Tara est protectrice et compatissante.
Telle une étoile, elle sert de repère.
Elle donne la direction.
C’est pourquoi elle peut être représentée avec un gouvernail entre les mains.
Sukadev Bretz (Yogavidya) explique que Tarasana représente un hexagramme, constitué de deux triangles inversés superposés.
L’ hexagramme est le symbole (Yantra) d’Anahata Cakra (le chakra du cœur).
Et, si l’on regarde d’en haut la posture, le chakra du cœur est situé à peu près au milieu de l’Asana.
On peut alors se représenter, au fond de soi-même, l’étoile en Anahata Chakra, qui brille et fait un halo de lumière.