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Le yoga, dans son sens traditionnel et profond, a pour but de supprimer la racine de la souffrance. Il s’agit d’éliminer la source de la détresse existentielle, ni plus ni moins, par une prise de conscience de notre vraie nature, celle-là même qui est voilée par Avidya. Avidya, l’ignorance fondamentale, est la cause de toutes les afflictions et la source de notre identification égotique… La pratique du yoga et de la méditation transforment progressivement celui ou celle qui s’y adonne avec régularité. Une alchimie interne opère, au cœur du microcosme humain. Ce voyage intérieur est une quête spirituelle, qui passe par une pratique soutenue, encadrée par un maître initié. Les Granthis ou nœuds correspondent à des étapes fondamentales. Avec cet article sur les Granthis, on termine l’approche générale des Chakras. La suite sera plus pragmatique: des propositions, pour chaque Chakra, de pratiques de yoga.

yogamrita 3 granthis 1

Les trois Granthis représentent trois obstacles majeurs sur ce chemin vers l’accomplissement. Ces obstacles concentrent toutes les constructions mentales (pensées, identifications, jugements) qui lient les humains entre eux, tous les conditionnements (préjugés, «formatages») qui construisent la personnalité depuis l’enfance, toutes les peurs fondamentales de l’humanité et toutes les tensions émotionnelles et égoïstes qui en découlent.

Le chemin vers la libération de tous ces conditionnements, vers l’état de Félicité, passe par la dissolution de trois nœuds fondamentaux, de nature énergétique, psychologique et spirituelle.
Le mot sanskrit  Granthi désigne ces nœuds. Au moment de l’éveil de Kundalini, les Granthis sont les trois points qui empêchent son passage le long de la Sushumna, au niveau de trois  Chakras. Lorsque Kundalini Shakti les rencontre, elle doit percer l’un après l’autre ces 3 Granthis et faire vibrer les Chakras qui leur correspondent :

  • Brahma Granthi se trouve en Muladhara chakra (premier Chakra, périnée).
  • Vishnu Granthi se trouve en Anahata chakra (quatrième Chakra, région du cœur spirituel).
  • Rudra Granthi se trouve en Ajna chakra (sixième Chakra, point entre les sourcils).

Premier nœud – Brahma Granthi – Muladhara Chakra

Brahma Granthi correspond à l’attachement à la vie.  Il est associé à Muladhara Chakra, au corps physique et au monde des noms et des formes (« Nama-Rupa »). En lui, Maya, la Grande Illusionniste, déploie l’Ignorance fondamentale (Avidya) qui est à l’origine de l’illusion et du sens du moi en tant qu’unité séparée du Tout (Ahamkara). Le Muladhara Chakra représente la conscience individuelle se manifestant sous la forme humaine, la naissance physique. En Muladhara chakra se trouve la source de la volonté de vivre et de survivre, qui procure: force, pouvoir,  stabilité et instinct de croissance. Il représente l’instinct d’enracinement … mais aussi son opposé: la mobilité, le besoin de se déployer dans l’espace (expansion matérielle de l’identité), l’activité en général, l’énergie créatrice et le désir de perdurer. Son émotion primaire est la peur (de la mort). En Muladhara Chakra, l’individu y est lié aux cinq sens et à leur jouissance. Apprendre à contrôler les sens permet de délier ce lien. Brahma Granthi correspond au dépassement spirituel de ces peurs et attachements fondamentaux. Une fois le voile de Maya levé, il est possible de percevoir l’Unité fondamentale de l’Univers.

Deuxième nœud – Vishnu Granthi – Anahata Chakra

Vishnu Granthi correspond à l’attachement, à l’identité duelle, au corps subtil, émotionnel. Il est relié au corps astral et au monde des émotions. C’est là que se retrouvent tous les attachements émotionnels: attachement à un partenaire, un parent, engagement social, politique, etc. On y retrouve aussi d’autres attachements qui construisent la psychologie de la personne : attachement à un animal familier, passion pour quelque chose (passion du collectionneur, par exemple).

« C’est aussi le nœud des justifications émotionnelles et des attachements. Le manque de douceur, de générosité, de compassion, d’intérêt pour la vie, de beauté et plus généralement d’amour est caractéristique d’un blocage en Anahata chakra. Le cœur est fermé et ne peut accomplir sa fonction sacrée. (…) Délier ce nœud permet de dissoudre l’ego et de voir ainsi la Maya, l’illusion qui nous entoure » (citation tirée du Centre Jaya).

Anahata Chakra fait le lien entre le domaine physique (3 premiers chakras) et le domaine spirituel (3 derniers chakras). Il permet la descente de l’énergie dans la matière. Et il convertit l’énergie des chakras inférieurs en énergie plus subtile. L’énergie d’Anahata les sublime pour les exprimer de façon altruiste. Il est aussi le lieu d’échange entre l’intérieur et l’extérieur. Il est donc d’une importance capitale pour l’équilibre et le plein épanouissement de l’être. En Anahata se fait l’expérience: « Tout le monde est en moi et je suis en chacun ». C’est le siège de l’Amour et des émotions.

Troisième nœud – Rudra Granthi – Ajna Chakra

Rudra Granthi est lié au corps causal et au monde de la pensée, des idées, des visions et des intuitions. Il correspond à l’attachement à la compréhension rationnelle, intellectuelle des choses. Ajna est en lien avec les capacités subtiles, l’intuition, le pressentiment qui s’oppose à la raison. Il correspond à nos « antennes ».

C’est le nœud des justifications intellectuelles et des certitudes. « En répétant les mêmes erreurs, on compromet nos relations avec autrui. Lorsqu’ Ajna chakra est noué, la personne arrive au maximum de sa conscience et ne peut avoir une vision élargie de l’existence. Le fait de rester dans l’intellectuel (ou le raisonné) nous prive aussi, paradoxalement, de l’ultime étape. Même l’intellect doit être transcendé. L’intuition est nécessaire à ce passage. (…) C’est le passage final vers le Sahasrara Chakra, dernier chakra » (citation tirée du Centre Jaya).

Le déblocage de chaque Granthi s’accompagne d’un changement fondamental et profond de l’être, d’un éveil de la conscience, sur les plans mental et spirituel. Ces moments sont très délicats et peuvent parfois s’accompagner de troubles. C’est pourquoi la tradition indienne recommande d’être accompagné d’un maître en yoga, ayant lui-même vécu cette expérience.
Je poursuivrai cette approche des Chakras sur un plan plus pratique, en associant chaque Chakra à une pratique de yoga.

Namaste

Il reste encore quelques places pour le:

Stage d’été à propos des Chakras

Du mardi 23 au dimanche 28 août 2016

Stage de Yoga intégral (Chakras) et de Chant védique

Pratique du Yoga Intégral (Asana, Pranayama, Mudras, méditation, chant de Mantras, Yoga Nidra, …) avec Michèle Lefèvre, qui proposera aussi des exposés détaillés sur les 7 Chakras. Les séances de yoga auront cette même thématique. Pratique du Chant Védique et du chant des Yoga Sutra de Patanjali, avec Hélène Daude. Ces chants nous font remonter aux sources du yoga. Ils sont extrêmement apaisants et conduisent naturellement à un état méditatif, propice à l’expérience des Chakras.

Hameau de l’Étoile, à Saint-Martin-de-Londres, près de Montpellier (Hérault, 34) 
INSCRIPTIONS OUVERTES A TOUS

 

Michèle Lefèvre Granclément

Le Yoga m'accompagne au quotidien depuis longtemps et je le transmets depuis 1991. La méditation et la pratique des différents aspects du Yoga Intégral, les rencontres sur le chemin, et l'étude des textes sacrés / philosophiques, sont mes sources d’inspiration. L'amour de la Nature et l'approche holistique de la santé, depuis l'enfance, m'ont conduite à mettre en pratique conjointement les sagesses de l'Ayurveda et du Yoga, puis à étudier leurs synergies. La Joie et l'évidence de la transmission de ces voies sœurs découlent de cette expérience de Vie.

21 Comments

  • Arnaud dit :

    Bonsoir. Un ami me demande mon avis sur votre site, et les premières lignes sont déjà surprenantes. D’où viendrait cette assertion « le yoga.. a pour but de supprimer la souffrance » ? Cela ne figure dans aucun texte, dans aucun enseignement, et vous dites que c’est le sens du yoga, « traditionnel et profond ». D’où cela vient-il ? Merci. Sincèrement.

  • Flo dit :

    Merci!
    Voici quelques mois que j’ai découvert votre blog et site. Je le suis à present avec plaisir. C’est dailleurs le seul site de Hatha yoga vers lequel je reviens quand je recherche une explication ou une info. Je trouve que les articles sont faciles à trouver, lire, comprendre et assimiler. Donc ….merci encore à vous pour prendre le temps de partager toutes vos connaissances et experiences avec nous. 🙂

  • Michèle dit :

    Bonjour Arnaud,
    Je vous laisse prendre connaissance des Yoga Sutras Chapitre II Sadhana Pada. Voyez le texte complet des Yoga Sutras ici : http://www.leyogacentre.com/media/yoga-sutra-patanjali-textes.pdf. Ces Sutras sont souvent considérés comme un texte fondateur du yoga. Je lui préfère d’autres traductions, mais je me reporte sur une traduction figurant librement sur internet (merci à ses auteurs d’ailleurs, car c’est chose trop rare!) :
    2.1 L’ardeur au travail (tapas), l’étude de soi (svadhyaya) et l’abandon du fruit de ses actes (Ishavara Pranidhana) constituent le yoga de l’action quotidienne.
    2.2 L’objectif du Kriya Yoga est de détruire les causes de souffrance et atteindre l’illumination.
    2.3 Les cinq causes de souffrances (appelées Klseha) sont: l’ignorance, l’égoïsme, le désir, l’aversion et l’attachement à la vie.
    2.4 L’ignorance (avidiya) est le champ d’action des autres afflictions, celles-ci apparaissent soit: sous forme non actives, naissantes, intermittentes ou très développées.
    2.5 L’ignorance naît de la confusion entre l’Éternel et le passager; le pur et l’impur; le bonheur et le malheur.
    2.6 L’égoïsme exagéré vient de la confusion entre ce qui est vu et celui qui voit.
    2.7 De la volonté de répéter le bonheur naît le désir
    2.8 De la peur de répéter la souffrance naît l’aversion
    2.9 La peur existentielle naît du sentiment de conservation, elle affecte même le sage
    2.10 Les afflictions les plus fines disparaissent lorsqu’on agit sur elles de façon contraire.
    2.11 Les afflictions plus actives disparaissent plutôt par la méditation.
    2.15 Pour le sage, tout contribue à la souffrance: le changement, notre désir de changer, notre difficulté à modifier nos habitudes et même les changement des qualités fondamentales de la nature – les gunas.
    2.16 Sur le chemin du yoga:  »Toute douleur à venir doit être évitée’.
    2.17 L’identification entre  »celui qui voit » et  »ce qui est observé » est à l’origine de notre souffrance
    2.18-19-20 Le monde matériel se manifeste dans les trois qualités suivantes: l’inertie, l’activité et la clarté.
    La raison de toute manifestation est de s’en servir …puis ensuite de s’en libérer.
    2.21 La raison d’être de ce qui est vu est seulement l’observation.
    2.22 Pour celui qui atteint le but du yoga, la manifestation n’est plus nécessaire.
    2.23-24 Comprendre le processus d’identification permet de différencier la nature de celui qui voit et de ce qui est observable.
    La connaissance réelle mène au discernement du spectateur et du spectacle
    25-26 Ce discernement pratiqué de façon ininterrompue mène à la connaissance sans limite. La discrimination entre le Soi et le non Soi abolit l’ignorance.
    2.27 Quand les impuretés du mental sont détruites par la pratique du yoga, la lumière de la connaissance donne à l’esprit la discrimination. (traduction de Françoise Mazet qui correspond au mot à mot).
    2.28 Par la pratique des membres du yoga de Patanjali, les impuretés sont éliminées à l’aide de la méditation. La connaissance brille jusqu’à l’expérimentation d’une clarté complète
    2.29 Yama, Niyama, Asana, Pranayama, Pratyahara, Dharana, Dhyana, Samadhi sont les huit membres du yoga de Patanjali.
    La philosophie du yoga a pour fondement le Samkhya qui, lui aussi, part d’une prise de conscience de la cause de la souffrance.
    Namaste,
    Bien cordialement,
    Michèle

  • Michèle dit :

    Merci Florence pour ce partage.
    Bon yoga,
    Michèle

  • Arnaud dit :

    Bonjour,
    merci pour votre réponse. J’ai lu les sutras de Patanjali, qui ne proposent pas de sortir de la souffrance, pas plus que le samkhya. Les extraits que vous mentionnez ne parlent pas de cela. Les textes du yoga sont cryptés. Si on les lit comme de la littérature, le sens premier en est inapplicable. Enseigner la fin de la souffrance à des gens qui souffrent est comme donner une boussole à des aveugles perdus.
    Ne peut s’enseigner que ce qui est en soi réalisé. Il faudrait donc que vous ayez mis à terme à votre propre souffrance pour enseigner le yoga.
    Cette confusion est fréquente dans le monde du yoga. On confond la dimension ontique des choses avec leur dimension fondamentale, ontologique. La lecture des textes doit être sensible, pour révéler le sens contenu dans le sanskrit.
    Ces sujets ne sont pas faciles à aborder en quelques lignes, et je souhaitais juste intervenir après qu’on m’ait fait découvrir votre site. J’aime beaucoup l’échange philosophique, mais ne souhaite pas trolliser davantage 🙂 , aussi je n’en dirai pas plus. Merci en tout cas pour votre réponse.

  • Michèle dit :

    L’enseignant de yoga n’est qu’un passeur de yoga, pas forcément un maître réalisé.
    J’investis une certaine énergie sur ce blog, depuis plus de 9 ans et je tâche de veiller à la qualité des informations transmises. S’il est parfois source d’inexactitudes, je prie les lecteurs de m’en excuser.
    Chacun porte une vérité et la façon dont vous la partagez, Arnaud, vous appartient.

  • Jany dit :

    Merci pour cette discussion. L’illusion de détenir les clefs universelles pour sortir de la souffrance est tenace chez bcp de « profs » de yoga ainsi que chez bcp de pseudo-thérapeutes (des trolls?!). C’est énervant parfois, trop mercantile souvent.
    Mais ne semble-t-il pas probable que, oui, l’Amour en nous peut être éclairé par le yoga (lecture de textes, pratique de postures, philosophie) comme plein d’autres choses sur cette terre (un sourire ami, se sentir utile, le vent et le soleil qui flirtent avec les feuilles de l’arbre…) et de là contribuer à nous aider à vivre…

  • Michèle dit :

    Merci Jany pour cet éclairage.
    Oui, le professeur de yoga est amené à se remettre en question encore et toujours. C’est une posture délicate. Il est en chemin, comme nous tous.
    Juste l’envie de partager ici une citation de Jacques Choque:
    « Svâdhyâya: c’est l’étude de soi (dans le sens également d’éducation) qui peut se situer à trois niveaux.
    Étude du livre intérieur écrit, lu et corrigé par le sujet lui-même. Observant son comportement, il comprend les causes de ses actes et ainsi peut transformer, si nécessaire, un ou plusieurs éléments de la mosaïque qui compose son être.
    Étude et respect du livre de la nature: l’univers parle à l’être humain grâce à des symboles. Malheureusement un ensemble d’éléments qu’on appelle Progrès, Confort font que nous sommes aujourd’hui complètement coupés des éléments naturels et nous ne comprenons plus le langage du vent, des rivières ou des arbres. Or, leur énergie est identique à la nôtre et on ne peut vivre en harmonie avec soi-même que si l’on vit en harmonie avec eux. D’où la nécessité impérieuse que ressent tout citadin de retrouver un contact étroit, intime, quasiment charnel avec l’herbe de la campagne, le bruit, les odeurs de la mer; le calme, la majesté de la montagne; la plénitude et le silence du ciel.
    Étude et respect de tous les livres sacrés. Leur lecture permet de mieux comprendre le sens de la Vie et le pourquoi de telle ou telle religion, fondement de toute société humaine. »
    Jacques Choque « Yoga, manuel pratique »

  • Sibylle dit :

    Bonjour, Michèle
    Je n’étais plus passée par votre site depuis quelques temps et découvre, un brin éberluée le ton et les propos d’Arnaud.
    Dans votre réponse vous notez « J’investis une certaine énergie sur ce blog, depuis plus de 9 ans et je tâche de veiller à la qualité des informations transmises. »
    Oui, j’en suis témoin en tant que lectrice de ce blog depuis plusieurs années. Oui, c’est tout à fait ce que vous faites!
    Je voulais donc vous remercier encore, Michèle, pour la générosité de vos articles, la sincérité de votre recherche d’approfondissement des diverses facettes du yoga et aussi— j’y tiens ici– pour l’humilité et la prudence avec laquelle vous livrez votre compréhension des choses, tout en étant ouverte aux interprétations qui divergent des vôtres. Vous avez acquis une expérience et des compétences appréciables, grâce à un parcours en yoga intense, persévérant et encore soutenu, après des années, par un joyeux appétit de creuser encore et encore. Qui se donne la peine de lire attentivement plusieurs de vos articles sur ce blog, perçoit rapidement que ce que vous y partagez est à la fois le fruit d’une solide expérience ET « un état actuel de la question » (en anglais je dirais « work in progress ») susceptible d’être révisé si l’approfondissement de votre pratique, vos recherches, une rencontre ou un échange apportent un nouvel éclairage sur cette question ou un affinage de votre compréhension
    Merci
    Sibylle

  • Michèle dit :

    Bonsoir Sibylle,
    Merci pour votre message et votre soutien.
    C’est ainsi. Dans l’absolu, ce n’est rien.
    Nous sommes tous de « petits gurus » ou de « petits maîtres » les uns pour les autres. Arnaud n’avait pas tord sur le fond. J’ai rédigé mon article un peu rapidement, étant sur-occupée en ce moment, et j’ai fait un raccourci, pas faux à un certain niveau, mais limitatif, à un autre niveau, par rapport à ce qu’est l’essence du yoga, et il m’a « épinglée ». J’ai d’ailleurs corrigé mon texte pour être plus exacte. Je n’ai aucune honte à le dire, ni rien à cacher.
    Ceci dit, la plupart des humains viennent au yoga, car ils expérimentent la souffrance et recherchent un moyen ou une compréhension pour sortir d’un cercle vicieux. Le Bouddha lui aussi a vecu cette prise de conscience de la souffrance et, en a résulté, un questionnement spirituel profond. Quoiqu’il en soit, je transmets ce que je ressens, dans toute mon humanité, et je considère ce partage comme naturel. Le tout passe par la pratique régulière depuis des décennies. Alors, rien n’est grave 🙂
    Et si vraiment j’avais pris la mouche… je me serais alors souvenue de ce que Swami Sivananda disait: « Bear insult. Bear injury. Highest yoga, highest sadhana… »
    En tous les cas, votre message et vos mots m’ont fait chaud au cœur.
    Demain matin, c’est matinée de yoga… 3h30 de pratique, du partage aussi.
    Bonne soirée, Sibylle et merci
    Michèle

  • Françoise dit :

    Bonjour
    j ai envie de dire a l ami de Monsieur Arnaud , pourquoi ne pas essayer et ressentez par vous même , nous sommes semblables mais aussi différents par notre histoire , notre vécu . Le yoga nous incite a être autonome ,
    Le yoga est holistique , mais il demande que l on se prenne en charge , sur tous les plans physique , respiratoire , alimentaire, connaissance de soi et lecture de textes……
    Pour ma part , le yoga m a apporté énormément sur tous ces plans avec la lecture des textes , assouplissement et equilibre à tous niveaux physique ,émotionnel,
    énergétique
    Je suis en phase avec ce que dit Sibylle , Jany
    Ce site est riche , généreux, plein de bons conseils ,un véritable travail , investissement
    Merci , Françoise

  • Jean-Louis dit :

    Merci Michèle pour ce bon résumé sur les Granthis.
    je partage ta compréhension du Yoga et de son But réel qui est de proposer une voie de sortie de la souffrance. Mais pour cela il faut envisager le Yoga en tant que voie de transformation: un Yoga intégral selon les 8 échelons des yogas sutras de Patanjali. Dans notre monde actuel il y a souvent tromperie et on s’attend à une sorte de miracle de la seule pratique des postures (Je dis cela pour les personnes qui découvrent ou qui ont l’impression de stagner).
    Cela rejoint aussi l’Enseignement du Bouddha: en résumé la cause principale de notre souffrance est l’ignorance de notre véritable nature doublée de L’attachement à ce qu’on n’est pas…
    Après, il y a plusieurs niveaux de compréhension des textes et les discutions philosophiques ne servent pas a grand chose, sinon à renforcer notre attachement à nos opinions (3em Granthis)
    Merci. Namaste.
    OM
    J.L.

  • helene dit :

    Chère Michèle,
    Moi aussi, je suis également éberluée par les propos d Arnaud. Je n ai pas toute cette connaissance et suis ma voie à petits pas mais ce dont je peux témoigner c est la générosité, l humilité et la précision avec laquelle vous transmettez le yoga. Merci pour ça. Vous m avez beaucoup éclairée et transmis du bonheur.

  • Robert dit :

    Cher Arnaud,
    Au lieu de vous perdre dans des considérations intellectualo-philosophiques à partir des discours des autres sur la cessation ou non de la souffrance, je vous propose de pratiquer en prenant le risque de considérer que votre souffrance peut s’arrêter. C’est un bon pari à prendre, non ? Quand la réflexion précède l’action, nous allons plus loin à l’extérieur de nous, jusqu’à nous perdre dans le mouvement des intervalles intermédiaires. Quand l’action précède la réflexion, nous allons plus loin à l’intérieur de nous, jusqu’à la certitude de nous immobiliser dans le présent. Méfiez vous des concepts des autres, ils peuvent vous tirer vers le bas et affaiblir vos fondations !

  • Robert dit :

    Chère Michèle,
    A propos des trois nœuds…
    Je ne me rendais pas compte au début mais, 30 ans plus tard, je réalise que chacune de mes morts intérieures, les vraies morts, celles qui sont définitives, sont précédées par des manifestations qui intéressent toujours les chakras sous ombilicaux ; de toutes manières, ce qu’il y a de plus bas, de plus fondamental justement : lombalgies sur lombarthrose avancée, coliques néphrétiques, troubles urinaires, inhibition ou exacerbation sexuelle.
    Après chaque tremblement de terre et d’inondation intérieurs, c’est le cas de le dire, je meurs … mais je ressuscite plus haut, cad que je vis intérieurement une ascension de ma conscience dans les chakras supérieurs. Je ne m’étends pas sur les détails de cette ascension, ce n’est pas l’objet de mon commentaire.
    Ce qui m’apparaît un jour subitement est qu’on ne progresse pas du bas vers le haut d’une manière linéaire, mais dans un mouvement alternatif, en repassant toujours par muladharachakra : mulad vers svad ; svad vers mulad, puis vers manipur ; manipur vers mulad, puis vers anahat ; anahat vers mulad, puis vers visshud ; visshud vers mulad, puis vers ajna … Même quand nous redescendons d’un chakra suite à une régression, nous devons repasser par mulad pour remonter.
    Ce mouvement me semble cohérent car chaque transformation implique un remaniement-solidification des fondations qui permet de construire plus haut.
    Est-ce décrit dans le yoga ou spécifique à ma propre évolution ?

  • Michèle dit :

    Cher Robert,
    En vous lisant, il est tentant de faire référence à la Table d’émeraude qui parle de la correspondance entre le macrocosme et le microcosme : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas »… et que l’on peut très bien mettre en lien aussi avec le voyage dans les différents lieux du/des corps.
    A chaque niveau, à chaque Chakra, ses scories et ses blocages qui empêchent la montée du flux de la pure énergie qui se font dans la pure conscience. Chaque Chakra est un champ de bataille qui peut se transformer en champ de pure félicité.
    Le travail de purification sur un Chakra peut avoir des résonances directes sur un autre chakra, situé plus haut. Nous sommes tous différents et à chacun sa propre exploration initiatique.
    Il y a un livre dont l’auteur m’a bien aidée par rapport aux questions que vous vous posez, c’est celui du professeur Hiroshi Motoyama, « Recherches sur les Chakras » (le professeur est aussi prêtre Shinto et a expérimenté l’éveil des Chakras à l’âge de 24 ans, de mémoire). Il y parle des connaissances générales sur les Chakras, mais aussi et surtout, c’est cela qui est intéressant, de ses propres expériences. Son éveil des Chakras n’a pas été linéaire.
    Swami Satyananda met en garde et rappelle l’importante du Chakra Ajna (3e œil) qu’il convient de travailler en premier, puis en parallèle des autres, afin de progresser sans danger et de développer la discrimination sur le chemin.
    Même à ce niveau-là, il est intéressant de voir que le professeur Hiroshi Motoyama propose un travail parallèle sur Muladhara et Ajna Chakra, pour éveiller le second…

  • Robert dit :

    Figurez-vous Michèle que j’avais lu le livre de Motoyama, il y a une quinzaine d’années, et qu’il ne m’avait pas passionné. Je trouvais ses manifestations « chacriques » un peu exacerbées par rapport à ma propre transformation qui se manifeste plus par des changements de comportements, une sécurité intérieure, que des manifestations physiques spectaculaires. J’ai retrouvé le livre dans ma bibliothèque… sous mon nez ! Je vais donc le relire à la lumière de votre réponse.
    Par rapport à ce que vous dites sur ajna, je dirais que la première posture est celle du silence intérieur ; toutes les autres postures en découlent. Si nous n’obtenons pas le silence intérieur avant ou rapidement en cours de pratique, le yoga s’appauvrit. Je dirais que les 8 membres servent autant à ouvrir ajna, qu’ajna doit préalablement être ouvert pour progresser dans les 8 membres.
    Ce que je constate maintenant est que de tous ou la majorité des effets décrits dans les ouvrages sur les différents membres du yoga sont dérisoires pour ne pas dire faux. Les seuls et uniques effets pertinents sont ceux que nous vivons à l’intérieur de nous, qui ne correspondent parfois à aucune des réalités théoriques écrites par les autres.
    La pensée, les mots, les métaphores, les symboles, les concepts sont le mauvais cheval qui nous maintient à l’extérieur de notre corps, dans son enveloppe. Le bon cheval est le souffle, il n’y a aucune autre porte d’entrée. Et sans silence, le souffle ne s’arrête pas devant notre porte pour nous conduire vers notre intérieur. C’est exactement cela la théorie de la relativité décrite par Einstein, mais il ne savait pas qu’il parlait de son corps, évidemment !
    Bonne soirée.

  • Michèle dit :

    Bonsoir Robert,
    En effet, dans l’absolu, il n’y a rien de révolutionnaire dans le livre de Motoyama, tant dans ce qu’il explique des chakras, que de ce qu’il livre de ses expériences. Et pourtant il m’a vraiment aidée à sortir d’un carcan. A la lecture de son expérience (la partie du livre qui a résonné en moi), j’ai pu pleinement intégrer que chaque expérience est unique et qu’il est illusoire de faire cadrer un tel vécu avec un système.
    Ce qu’il explique de son histoire d’éveil des chakras dans le désordre était une réponse directe qui m’a éclairée.
    Pour ma part, et au vu de ma tendance « bonne élève » qui, petite croyait et s’appuyait sur ce qui était écrit dans les livres ou dit par mes maîtres, c’était une posture de l’esprit importante: autoriser l’expérience telle qu’elle paraît, sans chercher à la faire cadrer à quelque chose de « conforme ». Cette nouvelle posture de l’esprit m’a entraînée dans un virage important, déroutant, mais plus intéressant que les descriptions classiques des chakras que j’ai lues dans ce livre. En cela je dit merci au professeur, dont j’ai apprécié l’esprit de chercheur.

  • Robert dit :

    Tout à fait d’accord avec vous Michèle, avec cette précision que les contenus des expériences ne nous servent à rien dans notre chemin intérieur. Les contenus n’ont aucune réalité intrinsèque. Ils ne sont que des dispositions spatio-temporelles illusoires échappées de la lumière-d’en-haut en se croyant réels parce qu’ils bougent. Nous ne vivons pas les expériences pour en comprendre quelque chose. Ils ne portent aucun sens, ils n’ont aucune intelligence ; c’est le piège diabolique des concepts. Les vivre signifie nous immobiliser devant eux, afin de les laisser se précipiter dans leur propre mouvement qui les sort de leur carcan spatio-temporel pour qu’il retournent d’où ils sont sortis.
    Seul compte l’observateur, cad la pratique.
    Bonne soirée.

  • hamen dit :

    Merci pour tout ..; ce blog est pour moi une caverne d’Ali baba pleine de trésors . Je crois avoir presque tout lu , ou du moins tout parcouru , je suis FAN … Les articles sont d’une grande qualité en total accord avec la tradition et surtout c’est ton humilité qui se dégage en toile de fond …Donc merci merci merci encore ;.. quand aux  » pénibles  » détracteurs intellectuels, je trouve leur démarche arrogante . La discussion est impossible avec ce genre d’individus qui des le départ  » savent  » .. pppfffff ! C’est évident que le yoga est un moyen d’accéder à la non souffrance , c’est l’essence même du mot : YOGA » signifiant « UNION » de la conscience individuelle avec la conscience universelle entre être , afin de sortir de la dualité , donc de la souffrance ….c’est a base meme … bref … Michèle tu es une perle .. Sandra

  • hamen dit :

    pardon pour la faute de frappe  » entre autre et pas entre être  » … et pour terminer , il n’est pas nécessaire d’être un grand savant pour vite se rendre compte de ce qu’est le yoga : l’expérience le prouve dans notre vie quotidienne , par la qualité de vie que cela engendre , la joie que cela apporte , le recul face aux problèmes et divers maux que le yoga nous fait prendre … quand au but final : ceux qui y arrivent n’en parle pas dans les forum lol ! l’essentiel est le chemin …

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