Archives de la catégorie 'Sagesses du monde'

août 26 2008

La non-violence selon Gandhi

Publié par Michèle sous Sagesses du monde

Groupe de soufis en Afghanistan, photographiés par Arnaud Desjardins
Groupe de soufis en Afghanistan, photographiés par Arnaud Desjardins

La non-violence n’est pas une vertu monacale destinée
à procurer la paix intérieure et à garantir le salut individuel.
Mais c’est une règle de conduite nécessaire pour vivre en société,
car elle assure le respect de la dignité humaine
et permet de faire avancer la cause de la paix,
selon les vœux les plus chers de l’humanité.

Gandhi

Source: Sagesses, Danielle & Olivier Föllmi, Editions de la Marinière, 2004

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août 16 2008

Qu’est-ce que la vie et la mort?

Publié par Michèle sous Sagesses du monde

La vie et la mort, pourtant intimement liées, s’opposent souvent dans notre esprit.

Images de la nature et paysage: vie et mort ne font qu'un

Pourtant, plusieurs fois par jours, nous mourrons et nous naissons.

Tous les soirs, nous mourrons à l’activité de la journée, pour naître au sommeil. En yoga, l’on meurt à l’expiration, pour renaître à l’inspiration, à chaque instant de la pratique.

Je me régale en cueillant les mûres noires et gorgées de soleil.  Je ne verse pas de larmes pour les feuilles détachées de leurs arbres nourriciers. Rouges, jaunes et rouilles, elles vont bientôt joncher le sol et craquer sous mes pas. J’aime contempler les arbres découverts, froids et nus, plus présents que jamais, tout en écoutant le vent par la fenêtre. Puis, je m’étonne chaque année en revoyant fleurir la terre depuis longtemps endormie …

Et pourtant, la vie et la mort s’opposent dans notre esprit, lorsqu’elles se font plus proches de nous, c’est à dire, lorsqu’elles nous touchent de près. Que ce soient nos proches, d’autres êtres humains, ou même des animaux, plus semblables à nous que les végétaux. Une naissance nous émeut. Une mort nous serre le cœur, parfois pour très longtemps.

Or, toute naissance implique une mort. La nôtre aussi… et c’est peut-être ce qui nous bouleverse tant. Est-ce pour nous rassurer que nous mettons des étiquettes sur tout (j’aime la vie; être jeune, c’est bien; la vieillesse, c’est mieux de la cacher; la mort aussi, car c’est le pire…), comme pour nous protéger?

Et si l’équilibre était ailleurs? au-delà des préférences et des peurs? au-delà des appréhensions et des projections?

C’est un sujet bien difficile. Car la mort est source de tant de douleur et de souffrance chez beaucoup d’entre nous.

Voici une citation à ce sujet, une phrase de sagesse, tirée de “Naître en yoga”, de Shri Mahesh:

La vie et la mort sont sœurs. L’une ne peut pas vivre sans l’autre. La semence meurt pour devenir plante. Les feuilles meurent et tombent en poussière; les branches meurent. Les fleurs du matin meurent la nuit; leur mort nourrit le fruit.

Le nourrisson meurt et devient garçon; le garçon meurt pour devenir un homme; l’homme meurt pour devenir un père; le père meurt pour devenir grand-père; le grand-père meurt pour devenir poussière; la poussière reprend forme, murît, pourrit et meurt.

La mort renaît, comme la naissance meurt et revient à la vie. Aussi ne riez pas à la vie et ne pleurez pas à la mort.

Swami Bharati

“Ne pas rire à la vie. Ne pas pleurer à la mort”. J’entends cela comme une certaine ouverture au phénomène, au principe “vie-mort”. Tout comme nous sommes ouverts au principe des saisons, que nous acceptons, même si chacun d’entre nous a ses préférences pour l’une ou pour l’autre. Ne pas refuser l’inévitable, ne pas se voiler la face et accueillir ce qui est, “La vie - La mort”, sans se construire un rêve ni un cauchemar pour s’en échapper … Serait-ce non pas de l’indifférence, mais un brin de sagesse?

Source: L’excellent ouvrage de Shri Mahesh et Élisabeth Raoul, Naître en Yoga, Éditions du Rocher, 1999. Malheureusement indisponible pour le moment.

une réponse

août 09 2008

“Traite le difficile lorsqu’il est facile”

Publié par Michèle sous Sagesses du monde

Les Bois de Huelgoat
Les bois de Huelgoat, Finistère

La procrastination, vous connaissez?

Un mot qui sonne un peu bizarre et qui fait “savant”…

La procrastination est un terme relatif à la psychologie qui désigne la tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non.
Wikipedia

En fait, tout le monde connaît peu ou prou “l’oiseau procrastineur” en lui.

Faire les choses lorsqu’elles sont à faire… voilà qui relaxe le mental. Mais combien de fois avons-nous tendance à garder une, deux, ou plusieurs choses à faire en tête, pendant des jours, parce que ça nous dérange un peu - ou beaucoup - de les faire… Et puis un beau jour, nous les faisons… et nous en sommes heureux et étonnés de la facilité avec laquelle nous nous sommes débarrassés de ces fardeaux.

Outre les téléphones à faire, les démarches administratives pas toujours agréables, il y a d’autres choses simples dans la vie avec lesquelles il est dommage de procrastiner…

Par exemple:

Donnons-nous toujours autant d’amour à ceux que nous aimons que nous le souhaiterions? Leur accordons-nous le temps qui nous semble souhaitable?

Pensons-nous à soigner les bobos qui commencent à nous gêner (en tous genres: bobos physiques, dans notre cœur, dans notre rythme de vie, …)  avant qu’ils ne deviennent de plus gros soucis de santé?

La procrastination spirituelle

Avancer sur un cheminement spirituel authentique, logiquement, nécessite de renoncer pleinement à cette tendance mentale. Mais qui ne se laisse pas surprendre?

Combien disent que oui, ils aimeraient faire plus de yoga, plus de méditation, se recueillir, avoir une vraie pratique… mais combien le font vraiment?

A Huelgoat, les arbres placent leurs racines autour des blocs de granit
A Huelgoat, les arbres placent leurs racines autour des blocs de granit. A tout problème, il existe une solution.

Il semblerait que les conditions ne sont jamais assez bonnes: ou on est trop fatigué, ou on n’a pas suffisamment de temps, ou encore, il faut attendre que les enfants soient grands, etc.;  et le temps passe… avec cette frustration en arrière plan.

Je me souviens de paroles de Swami Vishnudevananda que l’on m’avait rapportées:

“Méditez maintenant que vous êtes jeunes. Ce n’est pas lorsque vous serez vieux et tremblant que vous arriverez à vous asseoir droit et à concentrer le mental. Cette pratique se fait sur la durée. Chaque assise méditative fait avancer un peu sur ce long chemin…”

Ces paroles m’avaient marquées. Car, depuis que ma pratique du yoga est devenue régulière (1989), je me suis dit que la méditation est pour moi le “cœur de la pratique du yoga”. Et bien sûr, j’ai médité. Mais j’aspirais à méditer longtemps chaque jour (une heure ou plus encore). Lorsque j’ai quitté les centres de yoga et que je me suis retrouvée en entreprise, fatiguée le plus souvent, j’ai commencé à avoir beaucoup de peine à méditer.

Il m’a semblé alors que les Asana et le Pranayama m’apportaient des bienfaits plus directs, vu que ma méditation, en état de fatigue, n’avait plus grande qualité. Le prétexte semblait valable. Alors, j’ai un peu mis de côté le “cœur de ma pratique du yoga”. J’étais contrariée et même chagrinée, bien sûr…

Le temps à passé et j’ai fait des rencontres spirituelles qui m’ont inspirée. J’ai eu envie de relever le défi, même s’il semblait si difficile à surmonter.

Dent-de-lion, plus forte que le goudron
Si ces jeunes dents-de-lion sont plus fortes que le goudron neuf… nous avons certainement nous aussi des ressources infinies en nous!

Puis un jour, le déclic s’est fait:

“Je veux méditer plus d’une heure … hé bien je le fais maintenant, dès aujourd’hui et tous les jours qui suivront!”

(C’est tellement bête que j’hésite à effacer… mais je crois que c’est la réalité de beaucoup d’entre nous… alors, je laisse…)

Pas facile au début de se lever plus tôt… ça n’allait pas parce que je prenais sur mon temps de sommeil… (on m’avait pourtant dit que lorsque l’on médite beaucoup on a besoin de moins dormir… ;-) )

Alors, j’ai institué de me coucher nettement plutôt. Puisque je m’étais levée tôt, c’était facile et naturel.

Mais parfois, la méditation n’était pas bonne, malgré cela. Je me suis rendu compte que j’étais ennuyée au niveau digestif: manger un peu trop lourd le soir me rendait le réveil lourd et difficile. Alors, j’ai appris à manger léger le soir, afin de me préparer à la méditation… La concentration et la méditation s’en sont très bien portées… et inutile de dire, qu’au petit-déjeuner, j’avais meilleur appétit.

C’étaient de bien petites choses, de bien petits changements dans ma vie, et pourtant, cela s’est révélé très positif. Cela a résolu un conflit en moi.

Méditation

Aujourd’hui, me lever pour méditer est devenu chose naturelle.

Je me réjouis d’aller me coucher car j’ai besoin de ce temps de repos. Je dors très bien, depuis que je médite plus. Mais aussi, je me réjouis de me lever pour mon rendez-vous méditatif. Je n’aime pas manquer ce rendez-vous et m’arrange pour que cela arrive le moins souvent possible …

Il y a quelques jours seulement, je me suis surprise à penser intérieurement:

“Et si pour une raison ou une autre, j’étais obligée de reprendre un emploi pour subvenir à nos besoins?
Une petite voix intérieure a répondu: “C’est égal: quelles que soient mes journées, l’essentiel est là, chaque jour…”

Il y a peu, Marc et moi avons lu la phrase que voici… et bien sûr, elle résonne très fort en moi:

Traite le difficile lorsqu’il est facile,
Traite le grand lorsqu’il est petit.
Tout ce qui est difficile provient du facile,
Toutes les grandes choses du monde
Proviennent des petites choses.
Un voyage de mille kilomètres
commence par un simple pas.

Lao Tseu - Tao Te King

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juil 24 2008

S’élever au-dessus de la pensée

Publié par Michèle sous Sagesses du monde

Avez-vous remarqué comme souvent rechercher intensément une solution ou une idée s’avère infructueux?

Escaliers: entre mathématique et lumière

J’aspire à trouver une idée … là, maintenant, puisque je l’ai décidé… Mes neurones émettent des signaux à bon train, mon cerveau fonctionne à plein régime… afin de trouver la solution la plus ingénieuse, la plus créative. L’idée va venir à moi, me semble-t-il, elle est sur le point d’apparaître …

MAIS NON!, cela ne se passe pas comme ça. C’est un peu comme si l’idée préférait sa liberté et s’échappait d’une emprise trop étouffante…

Ce matin, c’est en lisant des extraits d’Eckhart Tolle, tirés de son excellent livre “Le pouvoir du moment présent”, que je repensais à cette tendance, toute humaine.

“Quand vous avez besoin d’utiliser votre mental
et en particulier
lorsque vous recherchez
une solution créative,
oscillez quelques minutes
entre pensée et calme,
entre mental et non-mental.”
Eckhart Tolle

Je ris en me revoyant me creuser la tête vainement: plus je veux, moins j’obtiens!

Supprimer la tension, supprimer la volonté, supprimer l’intense désir pour le résultat, voilà qui semble déchirer le voile des ruminations intempestives et ouvrir la vue sur un espace infiniment plus grand.

Faire confiance à nos fonctions mentales, c’est bien … et somme toute banal. Faire confiance à l’être, au subtil, à l’infiniment plus riche,  voilà qui décuple le champ des possibles…

Pour imager cela, me vient l’exemple de la plupart des meilleurs “calculateurs humains”. Ces hommes aux facultés  exceptionnelles, capables de réaliser des opérations mathématiques à des vitesses défiant toute explication rationnelle, semblent passer par des circuits d’intelligence très différents. Rien à voir avec les techniques scolaires utilisées par les petits écoliers et les plus grands.

Cet état entre pensée et non pensée, entre pensée et être, c’est celui que Eckart Tolle appelle “entre pensée et calme, entre mental et non-mental”. Nous le mettons souvent entre parenthèses, comme s’il était moins réel que les états purement mentaux…

Et pourtant, c’est un état tellement agréable… tel un “moment heureux”, pour reprendre l’expression de Gérard Blitz, lorsqu’il définit le yoga. Voilà qui est bien plus propice à la créativité!

Bonne journée!
Namasté

Sources:
Image: http://abcmaths.free.fr/blog/labels/Courbes_ou_surfaces_math=C3=A9matiques.html
Citation: Le pouvoir du moment présent : 52 cartes d’inspiration
Le célèbre livre d’Eckhart Tolle: Le Pouvoir du moment présent : Guide d’éveil spirituel, une très belle lecture, qui peut changer beaucoup de choses …

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juin 28 2008

Sagesse de Krishnamurti / Trois articles par semaine

Publié par Michèle sous Divers, Sagesses du monde

Yogamrita, orange sur sa branche

Voici deux citations de Krishnamurti, issues de “Sagesses : 365 Pensées de Maîtres de l’Inde“, ce livre d’Olivier et Danièle Föllmi, qui nous accompagne au jour le jour cette année, avec une citation et une photo inspirante:

Regarder, écouter, est un grand art.
En regardant, en écoutant,
nous apprenons infiniment plus de choses que par les livres.
Ceux-ci sont nécessaires,
mais l’observation et l’écoute aiguisent les sens.

-o-

La guérison de l’esprit s’opère peu à peu
au contact de la nature,
de l’orange sur sa branche,
du brin d’herbe qui se fraie un passage dans le ciment,
et des collines couvertes, cachées par les nuages.

Krishnamurti

Yogamrita, coccinelle sur un hortensia

Bonjour à tous,

Je vous sais nombreux maintenant à visiter régulièrement le blog. Je suis heureuse de ce succès et souhaite pouvoir continuer encore longtemps à faire vivre cet espace d’échange sur le yoga, la spiritualité et le bien-être.

Comme plusieurs d’entre vous le savent, notre projet est devenu professionnel et il comporte aussi d’autres facettes.  Pour faire face à la charge de travail, je vais réduire encore une fois le rythme de publication des articles sur le blog: de quatre articles hebdomadaires, je vais passer à trois.  Et ce stade, j’atteindrai le rythme que j’estimais le bon, une fois la boutique Yogamrita, Yoga et Bien-être en ligne.

Mais la boutique est toujours en cours de préparation…  et comme le stock est en train gentiment d’envahir l’espace, il me faut avancer, afin de pouvoir au plus tôt la mettre en ligne et à disposition de tous.

Pour les habitués, je publierai désormais les articles (sauf contretemps) les mardis, jeudis et samedis. Je continuerai bien sûr à répondre à vos commentaires tout au long de la semaine.

Om, Namasté
Michèle

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